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Iceberg

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Projet d’etude, 2000, 1er prix
Institut superieur d’architecture Victor Horta, Bruxelles
En collaboration avec Sigrid Sempot, Jonathan Dernelle, Laurent Moyson


Il y a plusieurs manières de traiter le patrimoine et l’île Seguin à Paris est, à cet égard, un cas particulier. Il n’est à l’évidence pas question de la conserver en état ni de la muséfier mais plutôt d’apprécier et de comprendre la remarquable leçon d’architecture qu’elle offre, avant de redévelopper le site. Le volume actuel, son unité formelle, son rapport à la Seine et au grand paysage tout comme la structure interne de l’usine, témoignent d’une grande intelligence de l’espace, d’une magnifique adaptation au site. Autant de faits architecturaux qu’il convient aujourd’hui de perpétuer. Que peut-on ajouter, insuffler, intégrer qui fasse que cette ile de la Seine devienne une petite ville dans la ville. La mémoire est à conserver, la poétique du lieu à enrichir. Ne pas nier le « génie du lieu ». Garder une silhouette de paquebot, question de trace et de mémoire. L’élément “sculptural”, le bloc de glace est à l’origine du projet. Il en est l’élément de référence. Rendre à ce grand paquebot une transparence visuelle, lui redonner un rôle de trait d’union entre les deux rives. Et cela en sculptant sur la Seine un “iceberg”. Par ce geste sculptural la mémoire du lieu est déjà conservée et en enrichit la poésie du lieu.